Didon n'est pas morte

Lei, che cosa si augura per il suo film: soldi, incassi, che cosa?

«Il mio film, io l'ho fatto per Didone e per Napoli. Mi auguro che, entrambe, siano viste e amate, nel loro vero volto, senza facili riduzioni o folclorismi».

Lina Mangiacapre,

intervistata da A.M. Mori,

per la Repubblica (11.12.986).

Uno speciale

sul film di

Lina Mangiacapre

realizzato in collaborazione con Niobe

(Teresa Mangiacapra)

"DIDONE NON E' MORTA": scheda del film.

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SOGGETTO
Lina Mangiacapre, Adele Cambria

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SCENEGGIATURA
Lina Mangiacapre, Adele Cambria

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COLLABORAZIONE ALLA SCENEGGIATURA
Lucia Drudi Demby

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FOTOGRAFIA
Antonio Modica (a.i.c.)

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MONTAGGIO
Giuliano Mattioli

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SCENOGRAFIA
Vincenzo Sorrentino

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COSTUMI
Consuelo Campone

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MUSICHE
Lina Mangiacapre

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REGIA
Lina Mangiacapre

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INTERPRETI
Daniela Silverio (Didone)
Mauro Cruciano (Enea)
Teresa De Blasio (Anna)

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ORGANIZZAZIONE GENERALE
Romualdo Buzzanca

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PRODUZIONE
Coop. «Le tre ghinee» s.r.l., 1987

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SPONSOR
Banco di Napoli
Azienda Autonoma Cura Soggiorno Turismo/Pozzuoli

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DURATA
90 minuti

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SINOSSI
Napoli e i Campi Flegrei diventano lo scenario in cui Didone, la fondatrice di Cartagine, ritorna alla vita per rincontrare ancora una volta il suo grande amore, Enea, e perderlo insieme al suo sogno dell'unità di una civiltà mediterranea. In una dimensione surreale passato e presente si rincontrano in spazi e tempi paralleli. Dalla discoteca, all'incontro con la Sibilla, un viaggio all'Averno, una avventura che sfida ogni limite. Competitività, amore, potere e passione di cui il mare di Napoli e il fuoco dei Campi Flegrei sono elementi simbolici. Alla fine, Enea è un eroe sconfitto, privo di identità: "Mais Enée a oublié sa propre langue. C'est pourquoi, à la fin du film, dans l'antre de Cumes, il parlera en anglais. Son père le dédaigne; Didon s'éloigne, méprisante et ironique: Enée est seul" (L.M.).

"DIDONE NON E' MORTA": rassegna stampa.

Intervista a Didone

[Perché dopo "Identificazione di una donna", di Michelangelo Antonioni,

lei si è identificata con Didone?]

Daniela Silverio: Identificazione di Didone«La mia origine fenicia m'ha condotta misteriosamente al film di Lina... La mia famiglia è originaria di Trapani, a pochi chilometri da Marsala, nelle cui acque galleggia l'isoletta fenicia di Mozia... Magari non lo andavo dicendo in giro, per paura che la gente ridesse di me, ma quando ho incontrato Lina, a Cannes, nel 1984... Io ero lì perchè il film della regista Fina Torres, "Oriane", cui avevo partecipato, aveva vinto un premio... quando ho letto questa storia stupenda... non è soltanto la storia del conflitto tra emancipazione ed amore, ma anche tra Nord e Sud, tra una civiltà mediterranea che avrebbe potuto essere unica ed armoniosa, se Enea non avesse vigliaccamente abbandonato Didone, provocando poi la distruzione di Cartagine da parte dei romani... Tutto questo c'è nel film, e io l'ho sentito... Così quando Lina è riuscita a varare il film con l'art. 28, più una sponsorizzazione del Banco di Napoli, io non potevo non esserci. Abbiamo girato in tre settimane, in fretta, per questa mancanza di soldi, ma con una passione e un'emozione grandissime: intanto i luoghi, splendidi, i Campi Flegrei, dall'antica Cuma alle rovine di Baia, al tempio di Serapide a Pozzuoli, alla solfatara, al rione Terra... Anche la troupe era coinvolta, ed accade di rado: l'operatore bravissimo, Antonio Tonti, figlio del famoso Aldo...».

Daniela Silverio,

intervistata da Irene Arconti,

per il Giorno (13.12.1986).

[Domanda ex post di S.C.]

"DIDONE NON E' MORTA": il fondamento filologico.

L'intervento di Lina Mangiacapre

Acte du colloque international organisé à la Sorbonne Nouvelle,

par le Centre d'Etudes sur l'Antiquité Rémanente (CESAR),

du 6 au 9 décembre 1988.

© CNRS 1990

(immagini scelte tratte dal film)

Enea ha perso l'ultima chance.Daniela Silverio: sangue fenicio ed una splendida Didone. Oltre l'interpretazione, quasi un'incarnazione.Pourquoi dire que «Didon n'est pas morte» ? Parce que, de nos jours encore, dans la lutte du peuple palestinien, dans la guerre civile au Liban, dans l'insolence de Khadafi - nouveau Pygmalion -, Didon est présente, avec sa colère et avec son amour. L'amour pour une Méditerranée dans laquelle la lutte des principes n'aboutirait pas à l'effacement ou à la réduction du féminin, et où l'amour ne se réduirait pas à la consommation, mais serait une puissance et une valeur à rechercher par dessus tout.

Enée était, pour Didon, la possibilité d'un avenir - un avenir d'harmonie et non plus de solitude cruelle. Il était celui qui venait d'un pays détruit, il avait comme elle un passé de mort - et pourtant il allait vers la vie. Enée était, pour Didon, la possibilité d'un avenir qui ne se construirait pas sur l'oubli du passé. Didon, ainsi la voit Virgile : amazone, déesse-femme, guerrière-amante. C'est Didon comme force, qui, si elle est brisée, porte avec elle la mort : mort-désert. Didon est l'Afrique qui maudit une Europe refusant de l'aimer et la réduisant au désert. La grandeur de Virgile tient aussi à son amour pour Didon [*].

Didon est le phénix : elle meurt et renaît de ses cendres, dans les mots de Virgile - poésie prophétique -, de Silius Italicus (Punica), de Métastase (Didon abandonnée), de Flaubert (Salambô), de Platon aussi, le Platon du Phèdre. Didon dit à Enée : «Tu sais, les âmes des morts se dissolvent dans la lune comme les cadavres dans la terre». Ce qui unit Didon et Enée, c'est tout à la fois l'amour et la mort, et si le Héros part, c'est pour oublier ses racines : Troie et Didon. Mais Rome, l'ltalie, Naples, ne peuvent pas oublier, et Naples - phénicienne avant d'être grecque - garde le souvenir. Elle le garde à travers les principes féminins portés par la mémoire, et à travers l'amour qui unit les deux sœurs. Anna, de nos jours, va vouloir arracher Didon au tombeau; elle fera pour cela le voyage dans l'Averne, elle interrogera la Sibylle et lui tendra le rameau d'or, par amour pour l'autre : Didon. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi pour décor les Champs Phlégréens, proches de Naples.

La Triade féminine - Anna, Didon, Barcé - sera l'autre visage, non ignoré de Virgile, mais invisible à qui lit l'Enéide sans le principe féminin. Didon est l'autre possibilité - mais Enée a déjà décidé d'oublier en chemin ses racines : la Sibylle, Cassandre et Penthésilée l'Amazone. Il a décidé de bâtir une cité - Rome - qui fondera sa propre puissance sur la destruction de Carthage. Mais Hannibal sera le vengeur appelé par Elissa-Didon, et il prononcera le serment de haine éternelle contre les Romains, immortalisé par Silius Italicus.

Didon n'est pas morte. La civilisation cananéenne n'est pas morte, pas plus que n'est éteinte la lave des volcans. Didon sera ensevelie à la Solfatare, exactement dans le cratère de Pouzzoles - pierre elle-même, mais capable, par la puissance de l'amour, de revenir à la vie, de ressusciter. C'est Anna qui est le lien. Présente chez Virgile, elle a été donnée par d'autres comme amoureuse d'Enée; mais mon interprétation se fonde sur les vers mêmes de Virgile, dans la lamentation sur la mort de sa sœur.

Pour pouvoir mourir, Didon doit éloigner Anna, la tromper, afin d'exclure toute trahison. Il est probable qu'Anna avait averti Enée, pour provoquer sa fuite, de la mort qui se préparait pour lui, ainsi que l'affirment quelques dictionnaires mythologiques (cf. B.G. Walker : The Woman's Encyclopedia of Myths and Secrets) et quelques textes carthaginois (cf. Favah Eddine Tlatli, La Carthage punique, Paris, Maisonneuve, 1978) : selon la loi des Amazones, Enée, une fois marié à Didon, devait être sacrifié. Anna l'a peut-être averti, poussée sans doute par Didon qui avait résolu de mourir à la pIace du Héros. Entre les deux sœurs, la relation est donc de complicité et d'amour - un amour au-delà des limites de l'existence.

Je n'ai pas voulu montrer ce danger de mort qu'Enée a fui, parce que le risque d'une mort de lui-même et de son avenir était déjà clair dans le texte virgilien : dès le début, Vénus recommande à Enée de faire attention, mais surtout, dès le début, Didon joue avec la peur du Héros. Ils sont deux guerriers poursuivis par un destin de mort; l'un des deux aurait dû mourir, et ils n'auraient pas dû se rencontrer. Enée était la médiation, Didon la fidélité absolue aux principes anciens. Elle trompe son frère, elle trompe larbas, elle trompe tous les hommes qui jalonnent sa route, pour fonder et défendre sa cité : Carthage. Et Naples également : Kart Adasht - Néapolis, les deux noms sont synonymes, et signifient «Ville Neuve»; et toutes deux ont été fondées par une femme qui s'est suicidée : la Sirène Parthénopé pour n'avoir pas réussi à retenir Ulysse, Didon pour n'avoir pas réussi à retenir Enée. L'habit royal des Phéniciens - les ailes qui enveloppent le corps de la reine jusqu'aux pieds - est conçu de telle sorte qu'il peut évoquer une Sirène, et de fait la Sirène est un symbole phénicien : Didon-Parthénopé.

Il fermo e composto disprezzo di Anchise verso il figlio.La Sibylle est la prophétesse qui a le pouvoir d'accomplir le voyage entre la vie et la mort. Elle a ce pouvoir aujourd'hui encore sur l'acropole de Cumes, dans la fameuse Grotte : c'est le sentier qui permet de faire la traversée non seulement de la vie à la mort, mais aussi dans le temps : de l'histoire contemporaine au mythe. Depuis les racines du présent, à travers l'amour, l'espace et le temps peuvent être franchis : la Sibylle symbolise et réalise cette possibilité. Sa logique est une autre logique, une logique binaire entre veille et sommeil, présent et passé, vie et mort. La Sibylle dira (ce sont les mots de Virgile) : «Il est facile de traverser l'Averne, difficile de retrouver les étoiles». Mais Didon veut l'amour d'un homme et veut lui conserver le pouvoir, dans une organisation sociale totalement différente de celle qu'ensuite Enée construira avec Rome. On devra attendre Héliogabale - un Syrien - pour que reviennent à Rome les Amazones, avec les quatre Julia.

Le mythe comme contemporanéité ! Quel lieu choisir pour le début d'une histoire qui permette le passage de l'un à l'autre ? C'est, dans le film, la discothèque, avec l'exposition des sculptures en tuf dont Anna est l'auteur. Dans la discothèque, l'art ainsi se mêle au spectacle. Le sentier, ce sont la musique et la danse. L'expression des corps, niée par notre société, les rituels brisés, oubliés, effacés, prennent forme aujourd'hui et peuvent se manifester à travers les concerts et les discothèques. Et c'est de là que part mon film.

En ce qui concerne san écriture, le rapport entre le tuf des Champs Phlégréens, riches d'ors et d'ocre, et la symbolique même des Phéniciens, inventeurs de la pourpre, m'a fourni la clef pour les couleurs. Didone. Scultura per il film, opera di Lina Mangiacapre.Quant à la musique, elle est issue de la recherche iconographique (flûtes, tambours, cymbales, cithares, bruits d'eau) et de la rencontre avec ma propre musique, que j'appelle «Musique des Sirènes». Et j'ai tenté de rendre le rapport entre le mythe et la contemporanéité par la fusion des instruments classiques et électroniques. Didon se situe ainsi entre le mythe et la science-fiction, et une sensibilité ésotérique s'unit en elle à une lucidité politique. Les éléments - eau et feu - liés aux personnages et aux lieux ont déterminé la sonorité du film.

(Trad. R. Martin, revue par l'auteur)

[*] Lors de la projection du film à la Sorbonne Nouvelle, le soir du 8 décembre, quelques étudiants m'ont dit s'être reconnus dans Enée, dans son désespoir, dans sa solitude, et m'ont demandé quelle était «l'autre chance» que Didon pouvait donner au Héros. Je leur ai répondu que ce ne pouvait pas être seulement une réponse d'amour, mais un retour aux principes oubliés, et surtout un changement des relations entre l'Europe et l'Afrique.

Lina Mangiacapre: un'Assenza che vive.

Riceviamo e pubblichiamo,

nel secondo anniversario della scomparsa.

La notte tra il 22 e il 23 maggio 2002, Lina Mangiacapre-Nemesi-Màlina, è volata via. E il tempo si è per sempre fermato, azzerato. Non sempre è così nella ‘separazione’. Si dice: il tempo lenisce la ferita, forse perché il tempo ci avvicina a quello stesso punto che resta un’incognita, ed è la stessa che ci accomuna. Condividere la separazione è difficile e avviene o in un ristretto personale ambito o nel sociale, politico, culturale. Per lei tutto questo ma soprattutto un livello esoterico che rende la sua Assenza più presente che mai… per me e so con certezza non solo. Ed è per questo che vorrei invitare tutte/i coloro che lo desiderano a mettersi in contatto sul sito dedicato a Lei (in fase di attuazione): www.lilu.org e con l’Assoc. LE TRE GHINEE/NEMESIACHE, da Lei fondata per trovare insieme tempi e luoghi in cui viverla e farla conoscere attraverso le sue creazioni: film, poesie, romanzi, dipinti, musiche… a chi non ha avuto la fortuna di incontrarla.

L’Associazione sta preparando un catalogo d’arte dedicato alla sua pittura e una mostra delle sue opere, in settembre, nel Centro Congressi di Capri.

Niobe

Lina Mangiacapre è autrice del film "Didone non è morta":

Napoli e i Campi Flegrei diventano lo scenario in cui Didone, la fondatrice di Cartagine, ritorna alla vita per incontrare ancora una volta il suo grande amore, Enea e perderlo insieme al suo sogno di unità della civiltà mediterranea. In una dimensione surreale passato e presente si rincontrano in spazi e tempi paralleli.

da Lilu.org

dal film di Lina Mangiacapre, "Didone non è morta" (ingrandendo l'immagine, si noti ai piedi di Didone, il segno di Tanit)A Capri, omaggio a Lina Mangiacapre,

autrice e regista del film

"Didone non è morta"

L’Associazione Le Tre Ghinee / Nemesiache

e Il Centro Congressi di Capri

Presentano

DIPINGERE LA POESIA

Opere Pittoriche e Foto-Grafiche di Màlina (Lina Mangiacapre)

Un percorso durato una vita  e che va "vissuto" come i suoi film, le sue poesie, i suoi romanzi, la sua musica… un universo, una dimensione altra a cui accostarsi come ad un mistero mostrato eppure non svelato.

Attraverso un rituale accederemo alle sue tele, un rituale musicale-poetico. Per Màlina i colori sono la vita e la vita, poesia: e per lei la pittura è dipingere poesia.

Capri, Palazzo dei Congressi, 18 – 28 sett. 2004:

Programma completo della Manifestazione

Premio "Lina Mangiacapre" per la 61ª Mostra d'Arte Cinematografica di Venezia

Per "un universo femminile protagonista e non vittima della storia", Niobe